L – Raphaële Lannadère au MuCEM, le 10.3.2018

L Raphaele Lannadere MuCEM 2018 photo Sabine TostainL – Raphaële Lannadère à l’auditorium du MuCEM (Marseille), le 10.3.2018

C’était une soirée combinant des premières : la première du nouveau spectacle et répertoire de « L » – nom d’artiste pour Raphaële Lannadère – la première séance de poésie pour le Printemps des poètes au MuCEM et la première édition accueillie par le musée du festival de chansons « Avec le temps ». Personnellement, c’est la première de ces premières qui m’intéressait (sourires).

Une première découverte surprise en 2011

En mars 2011 à l’Espace Julien, programmée en 1ère partie de Souad Massi par le même festival, j’ai eu le premier choc culturel du répertoire de « L ». Une salle pleine pour la chanteuse kabyle, toutes générations bien tranquillement assises et en majorité arabophone ; tous venus comme moi pour la tête d’affiche je crois. Je n’avais jamais entendu parler d' »elle » ou « L »… Un sacré étonnement face à ce répertoire recherché, en français, instrumentalement pas mal électrique dans mes souvenirs (un clavier l’accompagnait), et une voix et univers bien spéciaux. Assez « perchée » la demoiselle tout de même (sourires).

Bref, une première partie aux antipodes de la tête d’affiche ce soir-là ; soirée où je me suis demandée pour la première fois : « mais qui donc a choisi l’artiste de 1ère partie ou comment s’organisent ces tournées ?« . J’ai eu mes réponses quelques années plus tard en accompagnant moi-même quelques artistes. Entre parenthèses aussi, j’ai connu Jeff Kellner (guitariste) bien plus tard, et il était sur scène ce soir-là avec Souad Massi mais je ne le connaissais pas encore (hormis dans les oreilles sur les albums à la maison… sourires).

J’avais été surprise et assez subjuguée par cette manière de chanter ses mots, par le choix de ces mots. Les titres Jalouse et Petite de ce premier album « Initiale » qu’elle présentait ce soir-là me sont restées en tête longtemps.

7 ans plus tard, un nouvel album et un autre contexte

Ce samedi 10 mars 2018, c’est « elle » seule qui était programmée pour son troisième album « Chansons » tout juste sorti il y a moins d’un mois, avec son initiale et son nom complet accroché à la lettre « L » (qui il faut bien l’admettre, est plus facile à retrouver sur internet qu’en 2011 quand j’ai voulu suivre son parcours et retrouver ses chansons, même après une interview sur France Inter – je comprends le point de vue de son label – mentionné par l‘interview-reportage de l’artiste récemment – mais l’identité et son étiquette valent tout autant comme argument à conserver son initiale).

Restée accrochée aux nuages et ruelles imaginaires 7 années auparavant par « L », inutile de vous dire que lorsque j’ai vu sa programmation à Marseille avec de nouveaux titres et en contexte plus acoustique, j’ai noté la date dans l’agenda !

Je n’ai pas été déçue d’avoir fait le pied de grue à l’entrée extérieure très à l’avance au MuCEM pour être sûre de rentrer… Positionnée au premier rang côté violoncelles, moi qui aime les cordes et les ambiances « live » acoustiques, je me suis… délectée de ce nouveau répertoire.

L MuCEM 2018 photo Sabine TostainCette artiste m’a inspirée à la fois l’oiseau frêle et fragile exposé en pleine lumière et la femme fatale dans son ensemble noir sur la peau blanche et cheveux en chignon derrière son pied de micro. Il y a une part d’écorchée mais pas à vif ; une sensibilité fine et délicate. Une vraie poésie tant dans les textes que dans la gestuelle. La part d’enfance n’est pas seulement théorique pour le « pitch » du spectacle ou du répertoire, elle se « sent » et n’est jamais surjouée ou calculée. En plus de la voix, au grain et ondulations bien identifiables, je crois que c’est la sincérité et l’honnêteté de l’artiste que j’ai appréciées. Dans des univers artistiques souvent galvaudés en chansons ces temps-ci à mon goût, cela fait du bien d’assister à un concert de cette qualité sonore : très bon tout en étant sobre et naturel (sobre en apparence seulement car entre les deux violoncelles, les percussions, les sons discrets de claviers et machines et la voix, il y a un sacré boulot derrière pour rendre l’ensemble aussi fluide et original, je n’en doute pas un instant).

Un seul regret me concernant : n’avoir pas pu lui acheter son nouvel album à l’issue du concert… L’histoire se répète puisque c’était déjà le cas pour son premier. A défaut, je vais me rattraper bientôt en commandant sur la toile…

En conclusion, j’étais ravie d’assister à cette première et je continuerai d’écouter et suivre cette artiste très volontiers : L (Raphaële Lannadère). Et vous à Marseille ou ailleurs ?
https://l-raphaelelannadere.com

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